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La Préhistoire...

La Préhistoire...

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     Je suis le nouveau président de l'aappma "La Truite de la Saulx", depuis début 2016. Nous avons un petit parcours de 1ère catégorie, morcelé par des parcelles privés. Essentiellement privatisée par 3 exploitants agricoles, la rivière, bien commun qui n'appartient à personne, ou plutôt à tout le monde, se retrouve encerclée par des champs dont l'exploitation augmente sans cesse, en détruisant la ripisylve, et ne respectant pas la zone "tampon" entre la rivière et les berges. Celles-ci se réduisent comme peau de chagrin au profit du désir d'exploitation du moindre centimètre carré pour faire de la monoculture, en déversant des tonnes d'engrais, de pesticides, fongicides, anti-cryptogamique etc. autrement appelés "produits phytosanitaires". On se retrouve avec une rivière qui se "canalise", avec des pertes extrêmement grave au niveau de la diversité écologique.

     Je me bats pour que les choses évoluent, au profit des générations futures, car je pars du principe, que nous avons le devoir de transmission et que nous ne sommes que de passage. Nous devons léguer une eau propre, une rivière saine, et une biodiversité nécessaires à tous... Je viens malheureusement de recevoir un recommandé d'un exploitant agricole qui veut retirer l'accès à ses terres, pour nous empêcher de pêcher... Ils s'approprient les terres, la rivière, la faune, tout ça pour avoir une emprise totale sur le milieu. J'en suis dégoûté, je t'envoie ce message, c'est un coup de gueule.

     Bien sûr, j'ai déjà pris contact avec la fédération, un chargé de mission, le directeur de la fédération départementale de la Meuse. Il m'aide déjà à mettre des choses en place, mais je me rends compte que les exploitants agricoles, dans ma région en tous cas, ont la main mise sur l'eau. Alors que l'eau n'appartient à personne ou plutôt appartient à tout le monde.

     PS: J'ai déjà rencontré un exploitant (qui a retiré l'accès à la rivière il y a une dizaine d'années, j'aurais aimé qu'il nous autorise à nouveau l'accès en instaurant un parcours No-Kill à la mouche, mais, il préfère garder l'accès à "ses amis pêcheurs" (bien sûr sans leur demander de contrepartie financière ha ha ha !). J'en rencontre un autre demain (celui qui m'a envoyé le recommandé).

24/02/2016